Lundi 9 août 2010
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« À l’ombre du cœur de ma mie »
il y a ces mains qui ne savent plus,
il y a cet espoir vaincu,
et ces sourires qui rythment les envies.
D’ici, je vois un automne prématuré,
douce fraîcheur qui réveille le cœur,
donnant aux parfums la puissance des couleurs ;
laissons donc les ombres s’installer.
Qu’il est grisant de se laisser bercer par les vagues de ce spleen malin. L’écume, bien qu’un peu fatiguée, nous offre le privilège de son soutien prévenant. Elle se pose dans le creux de nos
vies, volontaire et câline, chaleureuse et souveraine, elle nous protège des glissements soudains. Elle est simplement là, silencieuse et bienfaisante.
Oui, tu es en vie et comme les autres il est possible, voire souhaitable, d’ouvrir les yeux et de comprendre enfin. Comprendre mon frère que tu n’es pas seul et que les rois, d’ici ou d’ailleurs,
n’existent pas. Ce ne sont que de pures inventions, des images erronées que tu as digéré trop vite. Pardonne-moi de te le dire mais tu n’es pas au dessus des lois, même si celles-ci sont
implicites, posées sur des feuilles volantes par une encre invisible. Prends quelques instants, une bonne respiration peut-être et je t’en prie, crois moi. L’ivresse d’une échappée, aussi belle
soit-elle, ne vaut rien si elle blesse les frères qu’indirectement tu asservis.
Ainsi, pendant que les hérésies d’un monde se répandent sur celles d’un autre, certains aiment à se suspendre, ici et là, vagabonds bienheureux. Ils aiment à se surprendre aussi et ne manquent
pas une occasion de frapper à la porte des plaisirs simples. Des plaisirs qui, je dois bien l’avouer, sont bien souvent verticaux. Il est un pays où ces « fils de la chimère » ont
trouvé refuge, un pays aux allures de voyages solitaires et infinis qui s’expriment entre chaque point. Un pays qui offre aux plus courageux des envolées déconcertantes, enivrantes même. Cette
contrée hostile et majestueuse ne se vend pas, elle se donne aux âmes dévouées, elle s’offre tel un présent que l’on dépose tendrement dans le creux d’une oreille attentive. C’est donc par un
discret murmure que le fidèle et valeureux Yvanovitch remercie sa terre promise en s’offrant une petite bouffée d’air dans « chaud crâne » 8a. Les papys Willy et Master Dav, quant à eux, ont fait de la résistance
sans pour autant céder à cette sublime et mystérieuse démence qui, aujourd’hui encore, frappe notre civilisation éreintée. Enfin, c’est en serrant les dents et les colos mais également grâce à
une force occulte que je parviens au relais de « divine intervention » 7c+, après avoir prouvé, pardonnez l’expression, que j’en avais dans
« si t’as des couilles, peut-être… » 8b+, nom poétique s’il en est.
Je suis allé jeter un coup d’œil sur les fameux mondes parallèles, hé bien mes amis, ce n’est pas beau à voir !
Je vous salue. Mika
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